On remarquera que plus la courbure est importante, plus la portance est importante. Facile direz vous, pour s'assurer d'un vol correct, il suffit de mettre une courbure démesurée : et bien non !!
En effet, lorsque la courbure augmente, la surface frontale de l'aile augmente (surface de l'aile vue de face). Or de cette surface nait la traînée.
Pour découvrir l'effet de la traînée, ouvrons la fenêtre de la voiture lorsque nous roulons (on prendra bien garde de laisser le volant à quelqu'un d'autre, car il est difficile de découvrir les bases de l'aérodynamique en s'adonnant à la conduite !!!). Si on met sa main à l'horizontale, on remarque qu'une force tend à 'pousser' le bras vers l'arrière du véhicule (sauf si on roule en marche arrière !!!).
La surface frontale de votre main correspond à peu près à la surface d'un doigt. Si maintenant on oriente la main à la verticale, on remarque que l'effort sur le bras devient beaucoup plus violent. La surface correspond maintenant à 5 doigts.
Bien qu'en réalité beaucoup d'effets génèrent cette traînée, nous n'allons retenir que cette explication pour simplifier.
Pour obtenir un vol correct, nous allons donc devoir trouver un juste équilibre entre les différentes forces qui s'appliquent sur notre aéronef.
II La dynamique du vol.
La portance (P) doit donc lutter contre le poids
de l'appareil (Pds), et la motorisation (M) doit
lutter contre la traînée (T) : nous laisserons de
coté le cas spécifique du planeur. (Fig 5).